lun 16/12/2019 - 10:46 SiUP

Cette année, les journées de l’association ANSTIA ont eu lieu à Lyon à l’Université Jean Moulin du 27 au 29 novembre 2019.

Qu’est-ce qu’ANSTIA ?

Regroupant plus de 700 membres, l'Association Nationale des Services TICE et Audiovisuels de l'enseignement supérieur et de la recherche est l'association des professionnels des services d'appui à la pédagogie, des services TICE et des services audiovisuels de l'enseignement supérieur.

L'association est  un  lieu  de  réflexion  et  de  partage  des  connaissances  et  compétences,  entre professionnels. Elle vise également à promouvoir les métiers qu'elle représentent, auprès des acteurs institutionnels, des acteurs du monde industriel,  et des autres associations équivalentes.

La thématique abordée était la “Conduite du changement, envisagez nos nouveaux espaces et nos structures”.  Parmi les différents sujets traités, nous allons mettre en valeur certains points évoqués :

  • Les lieux d’apprentissages (modalité : table ronde avec interventions du public)

Ils peuvent être multiples et variés : des learning lab aux bâtiments innovants en passant par des lieux qui n’ont a priori pas de liens avec les activités d’enseignement/apprentissage.

Quelles semblent être les conditions nécessaires au bon fonctionnement de ces lieux ?

  • convier l’ensemble des acteurs à la conception des espaces (étudiants, enseignants, ingénieurs et conseillers pédagogiques, logistique, etc...)
  • proposer un objectif pour ces espaces semble primordial. Un accompagnement des usagers et une communication autour de la mise en place de ces salles doivent permettre une appropriation du dispositif.  Le taux d’occupation de ces espaces ne signifie pas forcément une bonne appropriation des lieux. Il est conseillé d’effectuer une analyse des usages.
  • La notion de laboratoire dans le mot “Learning lab” implique qu’il s’agit d’un lieu d’expérimentation pour l’enseignant. Cela lui donne un droit à l’erreur. l’expérience acquise sur ces lieux peut être transférable aux espaces de cours “lambda”.

Pour en savoir plus : Learning Lab Network

  • L’impact des nouveaux usages sur nos pratiques pédagogiques

De nouveaux outils nous permettent de concevoir autrement notre façon d’enseigner. C’est le cas par exemple de la plateforme NéopassSup. Elle regroupe des vidéos sur différentes thématiques pédagogiques (ex : cours magistral en amphithéâtre). Une vidéo principale illustre une séance de cours. Elle est complétée par des commentaires filmés provenant de l’enseignant lui-même mais aussi d’étudiants et d’experts pédagogues.

Un outil n’est pas innovant en soi. Pour qu’il le devienne, les enseignants et les étudiants doivent se l’approprier. Une médiation pour découvrir son usage et son utilité est nécessaire dans une démarche de conduite du changement.

De nouveaux usages apparaissent, cela ouvre de nouvelles possibilités pour l’enseignement. Les outils numériques peuvent être un grand atout mais gare à leur obsolescence rapide. Ils facilitent l’interactivité entre l’enseignant et ses étudiants. Cependant, cette interactivité  n’est pas magique car elle demande un investissement en temps et en moyens. De plus, il ne faut pas faire l’impasse sur l’animation et les objectifs pédagogiques.

Passer dans les rangs, faire intervenir les étudiants peut paraître risqué pour l’enseignant. Peut-être qu’ils ne parleront pas du cours, peut-être qu’ils feront du bruit... mais cela constitue aussi une opportunité pour l’enseignant de mieux les accompagner, mieux les guider.

  • Les actions de la MIPNES (Mission de la Pédagogie et du Numérique pour l’Enseignement Supérieur) pour accompagner et soutenir la transformation pédagogique et numérique

Quelques projets animés par le MIPNES:

Ces projets sont lancés par la MIPNES afin de favoriser la transférabilité et la généralisation de nouvelles pratiques.

Il existe deux modèles de conduite du changement : le modèle du berger et le modèle du jardinier. Le premier consiste en un changement prescrit. La démarche est verticale et elle impulse des dynamiques. Le second consiste en un changement co-construit qui crée les conditions favorables. La démarche est horizontale, plutôt lente et suscite l’envie du changement.

L’organisation formelle n’aura jamais autant d’impact que l’organisation informelle. Là où l’organisation formelle oriente l’usager vers un outil, l’organisation informelle permet l’appropriation de cet outil à travers son usage si toutefois il répond aux valeurs de l’utilisateur.

La conduite au changement est une opération obligatoire pour les organisations afin de répondre à ses objectifs de modernisation, d’adaptation, de réduction des coûts ou d’amélioration de ses performances.

L’organisation et les moyens qu’elle met en œuvre ne peuvent pas s’opposer à l’humain et ses valeurs. Se centrer sur l’usager doit constituer une priorité pour le manager dans le processus de conduite du changement.

L’adhésion à un changement ne peut se décréter; seuls les débats, conflits, déconstructions des croyances peuvent provoquer un changement.

 

Au delà des différents aspects en lien avec la conduite du changement, un autre événement important des journées ANSTIA a été: le festival du film ANSTIA.

ANSTIA a organisé le festival du film universitaire. Cette cérémonie a fait l’objet de plusieurs débats :

  • Comment distinguer un film pédagogique d’une vidéo pédagogique ? Quels sont les critères utilisés pour les distinguer ? Et comment le service audiovisuel se positionne par rapport à cette question ?
  • Un film de recherche doit-il être utilisé comme un outil de communication ou un outil de vulgarisation scientifique ? En fonction de l’objectif, la scénarisation du film sera différente.

Nous vous invitons à aller découvrir les films primés sur le site du festival ANSTIA

 

Si vous voulez avoir plus d’informations sur l’association ANSTIA et ses activités , vous pouvez consulter leur site web

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